N°2 - Ma relation conflictuelle avec les hôpitaux psy.

Une relation qui a commencé à l'âge de dix-sept. Quand l’infirmière de mon lycée m’a recommandé une première hospitalisation. Un soulagement à l'époque. Mal dans ma peau, je savais que j'avais besoin d'être sauvé ; et que mon entourage proche ne pouvait rien pour moi. Un mal pour un bien. J’ai très / trop bien vécu mes premières hospitalisations. Enfin, j'étais pris au sérieux. On m’écoutait et je rencontrais à chacune d'entre elles de très belles personnes. Là où beaucoup ont vécu un enfer. Il s’agissait d’une libération pour moi.

Mes parents venaient me voir régulièrement, ma famille tentait de passer quand il le pouvait. Malheureusement, quand on se croit stabilisé et qu’on se doit de tout reprendre à zéro ; on tombe de haut et on tente de fuir cet endroit pourtant bénéfique, par fierté et égaux. Devoir y retourner, c'est admettre qu’on a rechuté. Et si en soi ce n'est pas dramatique. On a le sentiment d’avoir régresser. À l'époque, je voulais fuir mes problèmes. Aujourd'hui, j’aimerais les affronter… Malheureusement, je n’ai pas les armes nécessaires pour. Alors je me retrouve une nouvelle fois enfermé. Dans un lieu où finalement, je me sens isolé. Loin de mes proches. Trop mal pour oser sociabiliser… Jusqu'à présent, j’ai toujours voulu être franc avec mes psy. À quoi bon mentir… Pourtant, j'ai si peur, de ne pas sortir si je leur avoue que je pleure, une nuit sur deux. De ne pas pouvoir avancer. Quand bien même j'ai besoin des béquilles que l’hôpital me délivrent. Il faut dire qu’il ne s’agit plus de la même clinique. Ce n’est plus les mêmes soignants. Et j’ai moi-même grandi et changé. La jeune personne que j'étais, qui avait uniquement besoin de validation ; sait qu’elle est légitime.

Alors pourquoi s’enfermer ?... C’est difficile à accepter. Pour autant, je recommanderais toujours l’hospitalisation à ceux qui en ont besoin. Un pas qui peut être difficile à franchir ; mais qui peut vous sauver la vie. Appeler à l’aide, demande beaucoup de courage… Et ce courage, je semble ne plus l'avoir. Je me laisse mourir dans la chambre de ma clinique. Et plus les jours passent, plus je me renferme. Je vous assure pourtant que l’hôpital à ses bienfaits. Il faut probablement se sentir prêt et accepter d'être aidé… Je le sais et pourtant, aujourd'hui je n’y arrive plus.

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