LET'S TALK ABOUT :

SOMMAIRE :

N°1 - Ma dépendance
N°2 - Ma relation conflictuelle avec les hôpitaux psy.
N°3 - Masquer
(TW : VSS) N°4 - Suis-je légitime
(TW : TS) N°5 - Cette fin d’année.
N°6 - L’amitié
N°7 - Le Soleil et La Lune

N°8 - Régression

Dans une société où on nous répète constamment qu'il est nécessaire de faire de son mieux afin d'être le meilleur, je ne me sens pas toujours à ma place.

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N°6 - L'amitié

Oh ! Dieu seul sait à quel point j’idéalise les personnes que je côtoie. Ils sont parfaits, eux ; contrairement à moi. Je m’attache vite. Qui plus est, à des personnes qui ne me considèrent que très brièvement. Je pense souvent pouvoir me faire des amis en milieu ordinaire, mais la vérité c’est que je n’y arrive pas (ou plus, tout est une question de point de vue). J’essaie de faire au mieux ; je souris maladroitement, je tente de maintenir le contact de façon dérisoire, et je ne suis là que brièvement dans les moments forts de leur vie. Un ami en mousse, que personne ne considère véritablement. Personne ne réalise à quel point cela peut-être éreintant pour moi ; mais surtout personne ne sait à quel point, ces petits gestes anodins peuvent en dire long pour moi. Je sais que ce n’est de la faute de personne, si quand on me sourit, je pense avoir un nouvel ami… Pourtant, je me sens toujours aussi bête quand je réalise qu’il n’y a aucune réciprocité, uniquement de la politesse.

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N°3 - Masquer

J’ai toujours eu beaucoup de mal à faire semblant, pourtant plus d’une fois, j’ai été amené à jouer la comédie. Sourire, dire que ça va alors que pas du tout ; comme tout le monde à vrai dire. Cependant, je crois que j’en ai marre ; parce que la vérité, c’est que je vais mal. Parfois, je tente de le faire savoir, par des textes, des storys sur les réseaux sociaux et finalement, je passe pour une immense drama queen. Ce qui ne me dérange plus tant que ça… Malgré tout, irl, quelque chose bloque. Et je trouve ça drôle. Lorsque je dis ça va, mon corps et tout chez moi, appelle à l’aide. Et lorsque j’ose dire que je vais mal, j’affiche toujours mon plus beau sourire. Combien de fois, au bord des larmes, mais un sourire aux lèvres, j’ai dit à mon ex droit dans les yeux, que ça n’allait pas ; mais qu’il ne devait pas s'inquiéter. Beaucoup trop de fois. Pourtant, j’essayais simplement d’être honnête. Et combien de fois j’ai voulu mentir à ma psy, tenter de lui faire croire que tout allait bien, la tête baissée, le regard fuyant. Oui, inutile de dire que mon ex n’a finalement jamais vraiment su, si j’allais mal ou pas. Et que ma psy a toujours réussi à deviner que je mentais… Je me demande s’il est vraiment possible d’ôter un masque qui nous sied au quotidien. Je me demande quand est-ce qu’il est devenu tabou d’être soi-même et pourquoi ?... Bien évidemment, face à certaines personnes le masque tombe, mais je crois que ce n’est même pas volontaire. Me concernant, c'est très probablement qu’ils ont réussi à m’apprivoiser. D’ailleurs, si je sais qu’il est socialement correct et okay, de pleurer devant quelqu’un, je le fais. Même quand j’ai envie de garder pour moi, mon cerveau dit “fxxk, encombre-les de tes malheurs…” et je finis en larme. Vraiment, ce n’est même pas que j’en ai envie. Je crois que dans ces moments-là, il s’agit vraiment d’un besoin. Celui d'évacuer. Tout ça pour dire que je masque soit trop mal, soit trop bien. Et finalement, même si j’aimerais pouvoir dire que ça dépend uniquement de moi. Ce n’est pas le cas, j’ai été conditionné et je ne suis probablement pas le seul.

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N°2 - Ma relation conflictuelle avec les hôpitaux psy.

Une relation qui a commencé à l'âge de dix-sept. Quand l’infirmière de mon lycée m’a recommandé une première hospitalisation. Un soulagement à l'époque. Mal dans ma peau, je savais que j'avais besoin d'être sauvé ; et que mon entourage proche ne pouvait rien pour moi. Un mal pour un bien. J’ai très / trop bien vécu mes premières hospitalisations. Enfin, j'étais pris au sérieux. On m’écoutait et je rencontrais à chacune d'entre elles de très belles personnes. Là où beaucoup ont vécu un enfer. Il s’agissait d’une libération pour moi.

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N°1 - Ma dépendance

Je pensais l’avoir dépassé. Pourtant, je réalise que c’est faux. Je m’identifie toujours à chacun d'entre eux. Je leur ai donné mon coeur, et bien souvent, je l’ai sauvagement repris. J’ai mis un terme à chacune de ses relations… Ou presque. Je devrais être fière d'avoir réussi à dire stop. Ils ont été ma zone de confort, mais l’amour ne subsistait plus. Du moins, c’est ce que j’ai cru. Je joue les femmes fortes, mais en vérité. Je ne serais probablement plus là sans eux. Je leur accorde sûrement trop d’importance ; mais le fait est que mon cœur s’emballe encore quand je repense à ce que nous avons pu vivre ensemble.

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